Où va notre ville ? Quel est le projet global de développement de Blida ?

Nul ne le sait ! Cependant, tout le monde peut constater aujourd’hui que la ville est ruinée, délabrée, clochardisée, bidonvilisée, sale, polluée, malodorante, jonchée de détritus, d’ordures, de rejets d’eaux sales et usées, livrée au chaos du para-commerce ; les taudis et autres tubes métalliques prolifèrent et empoisonnent nos sols. De même que les chiens errants, les rats et moustiques, mettant en danger la santé publique et la sécurité sanitaire des plus faibles.

Le réseau routier communal ? Déplorable !
 Usure rapide des véhicules, casses et réparations coûteuses, surconsommation de carburant. En cas de maladie ou de catastrophe naturelles : lenteur dans l’arrivée des secours et mise en danger de la vie des citoyens.
L’eau ? Un cauchemar !
Le plus souvent contaminée (Ouled yaïch récemment...), non canalisée, dévale les mornes, s’infiltre sous les routes, ravine les terrains, menace les maisons : la ville n’a pas été mise hors d’eau par d’indispensables constructions de canaux en béton et d’ouvrages d’art pour protéger nos terres et nos biens.

  Les transports collectifs ? Un autre cauchemar !
Les transports en commun livrés à des délinquants sans foi ni loi, dont le seul soucis est l'argent. 

 Les situations complexes en matière d’urbanisme ? Jamais réglées !
 Les populations sont abandonnées avec des problèmes de lotissement non résolus, malgré de nombreuses promesses restées sans suite.

  L’insécurité ? Elle ne fait que grimper
Notre ville ne propose rien à une jeunesse déçue : ni développement économique, ni politique sportive, ni politique culturelle, ni valorisation du travail des associations.

 Le potentiel naturel de notre ville ? À l’abandon  !
 Nos forets sont livrées aux béton et au feu, aux voyous et à la prostitution alors qu’elles devraient être le fer de lance de notre développement et de notre rayonnement dans toute la wilaya. Nos campagnes ne sont mises en valeur ni par un développement agricole moderne, ni par des activités touristiques attractives. 

     La politique sociale ? Un désastre !
Aucune priorité n’est donnée aux ANCIENS résidents qui sont dans la misère depuis 1962 et attendent désespérément un logement, alors qu'on a construit et l'on ne cesse de construire des logements, sur les plus belles terres de la ville. De plus, les populations logées dans ces logements sont regroupées sans réflexion sur leurs modes de vie et leurs habitudes ; elles sont abandonnées dans des citées dortoirs, sans infrastructures, sans locaux pour organiser des actions sociales, sans activités de loisirs et de formation. Les jeunes sont les premières victimes de ce manque de dynamisme et d’ambition.

 BLIDA se meurt progressivement. L’urbanisme n’intéresse pas la municipalité. La ville a été abandonnée, bradée, vandalisée, démolie. Les Magouilles foncières ne se comptent plus. 
 Les deux uniques marchés existant depuis l’ère coloniale sont à l’abandon
Aucune initiative, aucune action sérieuse n’est prise pour redonner vie et/ou un semblant d'espoir aux victimes du para-commerce, à savoir les petits commerçants et les riverains, otages d'une hogra sans nom qui n'a que trop durée. Les bourgs des gros quartiers sont désespérément vides de toute action culturelle, sportive, caritative, environnementale, et le tissu social se dégrade inexorablement. Les associations ne sont pas suffisamment encouragées et aidées alors qu'elles sont le moteur de l'animation et de la réinsertion sociale.

  La drogue, le vol, la prostitution se développent et menacent de plus en plus notre jeunesse désemparée : quelle politique est mise en place pour l’informer, la protéger et la ramener dans le juste chemin ?
Nous devons condamner une politique aussi inefficace faite d'impuissance et de laissez-aller, d'incompétence et d'indifférence. Nous devons sanctionner un tel échec par un vote massif et déterminé. L'abstention signifie Jmenfoutisme, un crime plus grave encore. Ne pas voter n'a jamais rien empêché. Et cela n'incitera pas la bête à lâcher prise. Au contraire. Et rien ne changera à Blida tant que notre mentalité ne changera pas. 


En un mot, pleurnicher Blida sans rien foutre pour la sauver c'est vraiment du n'importe quoi. 
Mendigoter au nom de l'égalité et/ou je ne sais quel droit aussi ! Une communauté (1) qui se respecte n'agit pas de la sorte vu que cela reste me semble t-il l'apanage des communautés dominées. Sommes nous oui ou non une communauté dominée ? La question reste posée bien que l'on sait que fondamentalement une communautés dominée ne choisi pas ses représentants, ses représentants sont systématiquement choisis par la république (pour ne pas dire la communauté qui domine la république). Et c'est exactement ce qui se passe à Blida depuis 1962.


 Après 50 ans d'indépendance on est resté enfants et indigènes pour ne pas avoir compris que le changement, l'égalité voire le POUVOIR ça se donne pas, ça s'arrache de haute lutte, dans un rapport de force. On continu d'avoir la même erreur d’approche, c'est-à-dire pleurnicher et mendigoter. Ce qui explique pourquoi on a jamais rien eu depuis 1962. Ni "ville nouvelle", ni complexe quelconque, voire pas même un édifice public décent.
 
Et en matière d'abstention, justement, je viens d'apprendre ce qui suit de la part d'une connaissance haut placée dans les rouages de l'état. "Le premier trait de la population Blidéenne est l'abstention, c'est une population beaucoup plus touchée par le phénomène de l'abstention que beaucoup d'autres populations. À la dernière présidentielle, c'était un des segment de la population Algérienne dans lequel le taux d'abstention était le plus élevé, on était au-dessus de 45% ! Les Blidéens qui en revanche se déplacent aux urnes, votent beaucoup plus FLN qu'autre chose". C'est vraiment triste d'entendre cela franchement. Comment dans ces conditions l'on veuille que ça change ? En tout cas ça ne changera pas avec du blabla, ni avec des pleurnicheries, ni même avec des Hasbouna Allah wa niîma al wakil non plus !

{ [...] En vérité, Allah ne change pas l'état d'un peuple tant que celui-ci ne change pas ce qui est en lui-même. } Coran [ Sourate 13 - Verset 11 ].